
14000 personnes en France attendent une greffe. Avoir sa carte de donneur d'organes ne suffit pas pour être prélevé; il faut l'avoir dit. Ce sujet sensible, les 2éme année de BTS services et prestations des secteurs sanitaires et sociaux du lycée Sainte-Cécile en ont fait un projet d'étude; l'éthique fait partie de leur cursus. Marie-Hélène Cahuzac, coordinatrice à l'hôpital d'Albi, lien entre l'agence de bio médecine et l'hôpital est au cœur du dispositif. Elle est venue en parler aux élèves, exposition à l'appui, car « il faut inviter à une réflexion sur le don, afin que chacun se prononce pour ou contre et le dise à sa famille. »
Si on est contre, on s'inscrit sur le registre national des refus, si on est pour, on prend sa carte de donneur, mais elle n'a pas de valeur légale. La famille, décisionnaire, risque de s'opposer faute de connaître la volonté du défunt: « Sur 10 refus, 6 sont dus à l'ignorance des proches », dit Marie-Hélène Cahuzac. Sarah Puel avait déjà sa carte, motivée « car quelqu'un de malade peut être sauvé; je donne mon sang aussi. » Aurore Bersanetti et Lucille Millet ont dit oui au don après le débat: « Ça nous a décidées. Donner ses organes c'est être solidaire et en parler à la famille est primordial. » Le sujet est difficile, il touche à la mort brutale (mort encéphalique, souvent par AVC). Cet échange nous aide à en parler librement. » « Les greffés vivent-ils longtemps ? Comment le corps est-il rendu aux proches ? » La professionnelle rassure: « On restitue un corps présentable dans le respect des familles. »
Pour sensibiliser plus de jeunes, les 25 BTS et leur professeur de sciences médico-sociales Clotilde Furini, réalisent un spot avec la licence audio-visuelle de l'IUT de Castres. Mi-avril, il sera diffusé sur les réseaux sociaux. Fin mars ils seront reçus par l'agence de bio médecine à Paris et par Philippe Gosselin député militant pour le don. « Une formidable reconnaissance pour leur investissement », souligne leur professeur.
Publié le 24/02/2011 | LaDepeche.fr
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